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Du contrôle du passé à la construction de l’avenir

Pendant de nombreuses années, j’ai porté le nom Annorax. Ce choix n’était pas anodin.

Annorax, dans Star Trek: Voyager, est un esprit brillant, animé par une intention profondément humaine : réparer ce qui a été perdu. Réduire la souffrance. Corriger une injustice originelle. Mais cette quête, poussée trop loin, devient une prison. À force de vouloir corriger le passé, Annorax s’enferme dans une logique de contrôle, d’isolement, et finit par perdre le sens même de ce qu’il voulait protéger.

À l’époque, ce nom me correspondait.
Je regardais le monde avec distance, parfois avec dureté.
Je me sentais en décalage avec les humains, que je percevais comme incapables de logique, de sagesse, ou de retenue. Les Vulcains, eux, me semblaient plus justes : non pas froids, mais désireux de comprendre pour réduire la souffrance.

Très jeune déjà, ce décalage était présent.
Enfant, puis adolescent, je fréquentais souvent des personnes bien plus âgées que moi. À 12 ou 13 ans, je parlais déjà avec des adultes de 40 ans. J’avais la sensation d’avoir compris très tôt une chose essentielle :
👉 ceux qui sont plus avancés ont le devoir de protéger ceux qui le sont moins.
Pas de dominer. Pas d’écraser. Mais de guider.

Cette responsabilité intergénérationnelle, je l’ai ressentie très tôt — peut-être dès 7 ou 8 ans. Et pourtant, dans le monde réel, j’ai constaté que cette protection faisait souvent défaut. La maturité humaine semble parfois naître de la souffrance plus que de la transmission, ce qui est une tragédie silencieuse.


Le temps de la lucidité

Avec les années, quelque chose a évolué.
Non pas un renoncement, mais un élargissement.

J’ai compris que vouloir corriger le monde de force — même avec de bonnes intentions — menait souvent à l’échec. Que la logique seule ne suffit pas. Que la sagesse demande du temps, du recul, et parfois l’acceptation de l’imperfection.

C’est là que Archer est apparu.

Jonathan Archer n’est pas un être parfait.
Il doute. Il hésite. Il commet des erreurs.
Mais il avance. Il explore. Il apprend.
Il ne cherche pas à imposer une vérité absolue, mais à créer des conditions de rencontre, de dialogue et d’évolution.

Passer d’Annorax à Archer, ce n’est pas abandonner la lucidité.
C’est abandonner l’illusion du contrôle total.


Pourquoi ce changement est fondateur pour STFE

Le projet STFE est né précisément de cette maturation.

J’ai toujours admiré Gene Roddenberry et Star Trek, mais avec le recul, je reconnais que je n’en avais pas, plus jeune, la compréhension complète. Certaines idées demandent du temps pour être réellement intégrées. Même avec de la maturité, tout ne se saisit pas immédiatement.

STFE existe pour éviter un piège :
👉 celui de l’idéalisation sans compréhension,
👉 celui où de jeunes esprits sincères se brûlent à une utopie mal comprise.

STFE n’est pas un site de fans.
C’est un espace de guidance, de protection intellectuelle, et de transmission éthique.

Il ne s’agit pas de dire « voici la vérité », mais :

« Voici comment penser, questionner, douter et progresser sans se perdre. »

Comme la Fédération, STFE repose sur une idée simple et exigeante :

  • la loi n’est au-dessus de personne,

  • la morale et l’éthique ne sont pas imposées par la peur,

  • la confiance est possible lorsque la culture morale est suffisamment forte.


De la correction à la protection

Annorax voulait réparer le passé, Archer choisit de protéger l’avenir.

Aujourd’hui, mon objectif n’est plus de corriger le monde, mais de réduire la souffrance évitable, notamment chez les plus jeunes, les plus sensibles, les plus idéalistes. De proposer des repères là où il n’y en a plus. De montrer que la lucidité n’exclut ni l’espoir, ni l’humanisme.

Dans tous les domaines où l’on atteint un certain niveau de maturité — science, éthique, technologie, intelligence artificielle — il devrait exister des formes de guidance similaires. Pas de domination, mais de l’accompagnement. Pas de dogme, mais de la responsabilité.

Je n’ai pas la prétention de maîtriser tous les savoirs.
Je sais même très bien que je n’ai ni le niveau ni l’expertise pour guider dans des domaines comme les mathématiques ou l’astrophysique.
Mais dans le champ qui est le mien — l’IA, la culture, l’éthique, Star Trek comme laboratoire d’idées — je peux transmettre ce que j’ai appris : le recul, la prudence, et la bienveillance lucide.


Conclusion : Archer, aujourd’hui !

De Annorax à Archer, il n’y a pas une rupture, Il y a une évolution intérieure !

👉 Quitter la réparation obsessionnelle pour la construction patiente.
👉 Quitter l’isolement pour la transmission.
👉 Quitter le contrôle pour la confiance éclairée.

C’est ce chemin que STFE propose.
Un chemin où l’utopie n’est pas un rêve naïf, mais une responsabilité collective, pensée sur le temps long, avec la maturité qu’elle exige.